Votre pugnacité me touche et je vous remercie de venir régulièrement vous heurter à ce même article qui date de… 5 semaines, déjà, la vache, ça passe…
Pour faire court, j’ai vécu le mois de janvier comme si c’était le dernier de 2011, avec une ferveur totale et dans l’urgence. Beaucoup de boulot réalisé et des petits cailloux semés et ramassés. Février à pointé son nez, je me suis mise à relativiser et à regarder mes enfants changer. J’ai pris le temps de les “Warholiser” en portrait. Je crois bien avoir senti des racines me pousser en observant les chats César et Rosalie se prélasser près du poêle.
J’en avais presque oublié que nous ne sommes que des mortels qui nous agitons sur un fil… le fil de la vie.
Il n’y aura pas de blog à 4 mains. Ces 2 autres mains sont dans la peine. J’aimerais trouver les mots pour atténuer sa douleur.
Je dédie ce poème à Jon l’humain.
L’Etranger de Charles Beaudelaire
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ?
ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est
resté jusqu’à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J’ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas…
là-bas… les merveilleux nuages !
Mais au-dessus de sa tete le nuage est aussi tres beau, plus accessible, moins trompeur…
Les pieds sur la terre nous sont necessaire, mais tes nuages a toi sont au bout de tes pinceaux… Continue !
Ah et au fait ce week-end tu etais a San Diego. Tu y a aussi laisse des racines profondes. Nous avons trinque a toi qui nous avait reuni.
Quel plaisir de te voir de retour dans le pays de blogeuses. On a bien pense a toi, comme Nath le dit si bien, tu etais parmi nous – en plus du plaisir de revoir la fee clochette. Vous nous manquez toujours autant. J’ai bien hate de voir les enfants warholises, y aurait-il une chance (autre que visiter la comtesse?) Gros bisou